
plusieurs semaines à cheval du village le plus proche, le corridor du Wakhan est tellement isolé qu ila échappé aux événements qui se sont déroulés en Afghanistan depuis les années 1970. L histoire decette région, comme celle des Kirghizes, a été fortement marquée par sa situation géopolitiquecomplexe, aux carrefours de l ancien bloc soviétique, du Pakistan et de la Chine aux carrefours descivilisations Dans un paysage lunaire bordé par les plus hautes chaînes de montagnes du monde, lePetit Pamir forme un haut plateau aride et sauvage, une situation géographique qui lui a très tôt valul appellation de oeToit du Monde . Si idyllique soit-il pour le voyageur en quête d immensités, on peine àcroire qu il soit possible de s y installer. C est pourtant là, à plus de 4 200 mètres d altitude et dans ledénuement le plus absolu, que survivent quelques 800 âmes. La beauté rude et désolée de la terreadoptive des kirghizes afghans reflète bien leur mode de vie simple et dicté par les éléments. Il n y ani route, ni école, ni hôpital. L absence totale d infrastructures, le froid, l usage de l opium etl isolement extrême rendent la vie quotidienne particulièrement difficile.En 2000, c est en parcourant cette région située sur une branche de l ancienne route de la soie, que lephotographe Matthieu Paley et sa femme Mareile ont commencé à suivre et à documenter la vie de cesKirghizes afghans oubliés de tous. En 2008, après plusieurs expéditions, Matthieu Paley part seul pourretrouver ces Kirghizes au coeur de l hiver, parvenant jusqu à des campements uniquement accessiblesen remontant la rivière Wakhan gelée. La dernière visite hivernale d un Occidental dans le Petit Pamirremontait à 1972 Matthieu n était pas encore né...Au fil des images de Pamir, oubliés sur le toit du monde, on découvre des paysages sublimes rarementphotographiés, traversés par les dernières caravanes de la route de la soie. On approche le quotidiende ce peuple semi-nomade, parfois drama
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