
On les imagine doctes, dignement drapés dans les toges de leur savoir et poliment éloignés des agitations de ce monde. Les philosophes antiques seraient sans doute très étonnés de l'image académique que nous nous faisons d'eux. Ils nous pardonneraient probablement en prenant connaissance du peu de leurs écrits qui nous est parvenu. Ils s'amuseraient surtout de nous voir accorder autant d'importance à leurs textes alors que leur enseignement passait surtout dans leurs manières de vivre. Les humanistes de la Renaissance l'avaient déjà rappelé, contre la scolastique du Moyen Âge : la philosophie n'est pas savoir mais sagesse. L'institutionnalisation universitaire a restauré, au XIXe siècle, une représentation théoricienne et scolaire de la démarche philosophique. Et ce n'est point une tâche vaine, aujourd'hui encore, en dépit de mises au point très sérieuses sur la question (Qu'est-ce que la philosophie antique ?) de Pierre Hadot, que de s'atteler à b
No comments:
Post a Comment