
« Pourquoi la vie ? » De telles questions sont longtemps restées l'apanage des philosophes, qui abandonnaient le « comment » aux scientifiques. Aujourd'hui, les épigones de Darwin ne craignent plus de s'y attaquer. Il y a plus d'un siècle, le naturaliste anglais se créditait modestement « d'avoir apporté quelque lumière sur l'origine des espèces — ce mystère des mystères ». Dans les décennies qui suivirent, deux avancées majeures ont permis aux biologistes de résoudre nombre de questions laissées en suspens par Darwin. La découverte des lois de l'hérédité, suivie de celle de l'ADN, ont apporté à la théorie darwinienne les fondations qui lui manquaient, donnant lieu à une vaste synthèse qualifiée de néodarwinienne. On a depuis maintes fois confirmé l'aphorisme de Theodosius Dobzhansky : « Rien n'a de sens en biologie, si ce n'est à la lumière de l'évolution. » Cette situation n'est pas du goût de tous, car les idées évolutionnistes n'on
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