
La ville des flux cherche à rendre compte de la métropolisation du monde contemporain. La ville n'y est plus un pôle structurant des sociétés, en opposition avec une campagne elle-même devenue avant tout périurbaine, mais un gigantesque accélérateur des trajectoires individuelles, un système de flux en perpétuelle mutation, dont les villes musées européennes sont les buttes témoin d'une forme urbaine en voie de disparition. Soumise aux impératifs de la vitesse, la ville perd progressivement son attache avec le territoire, ou plutôt se reconfigure selon trois dispositions spatiales : les friches urbaines des non-lieux, espaces en déshérence inclus dans la forme urbaine que les flux contournent (les favelas de Rio ou San Paolo, les bidonvilles de Kinshasa et de Johannesburg) ; le paroxysme de la communication des hyper-lieux branchés sur les réseaux virtuels, mais aussi réels, qui sont le théâtre où s'affichent les signes d'une modernité agressive et insolente (c
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